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title: "Enfant difficile à table : phase ou signal d'alerte ? | Nu&Cru"
description: "Enfant difficile à table : que faut-il attendre à chaque âge, que noter pendant une semaine et quand consulter pédiatre, nutritionniste ou orthophoniste ?"
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[Blog](https://nuecru.com.br/fr/blog) bébés et enfants · routine de la famille

# Enfant difficile à table : phase normale ou signal d'alerte ?

Quand le refus alimentaire est une simple phase, que noter dans la routine pendant une semaine, ce qui aide à table et les signes qui justifient de consulter pédiatre, nutritionniste ou orthophoniste.

7 octobre 2026 · 14 min de lecture · Nu&Cru

Dans la plupart des foyers, l'enfant qui « ne mange rien » traverse une phase tout à fait prévisible. Après la première année, la croissance ralentit et l'appétit diminue avec elle. Entre la fin de la première année et l'âge de 2 ans, la méfiance face aux aliments nouveaux, appelée néophobie, atteint son point culminant : le [Guia de Dificuldades Alimentares da Sociedade Brasileira de Pediatria](https://www.sbp.com.br/fileadmin/user_upload/23419b-Guia_de_Orientacoes-Dificuldades_Alimentares_SITE_P-P.pdf) (guide des difficultés alimentaires de la Société brésilienne de pédiatrie) décrit ce pic entre 18 et 24 mois et indique que, bien accompagnée, la néophobie se résout d'elle-même (p. 28). Ce qui aide, c'est de proposer à nouveau l'aliment, sans pression, pendant des semaines.

Autre chose est le refus qui s'accompagne d'un poids qui stagne ou qui baisse, d'étouffements et de vomissements fréquents pendant les repas, d'une liste d'aliments acceptés qui rétrécit de mois en mois, ou de repas devenus une dispute quotidienne depuis plus d'un mois. Dans ces cas-là, la famille ne doit pas attendre que la phase passe : la première étape est le pédiatre. La liste complète des signaux se trouve plus bas, avec le professionnel à consulter dans chaque situation.

Ce texte aide à distinguer l'un de l'autre et à organiser le quotidien. Il ne pose aucun diagnostic. **Contenu éducatif ; il ne remplace pas l'évaluation individuelle d'un professionnel de santé.**

## Ce qui est attendu à chaque âge

La sélectivité alimentaire change de visage selon l'âge, et beaucoup d'inquiétudes naissent du fait de comparer l'enfant à ce qu'il mangeait quelques mois plus tôt.

### De 6 à 12 mois : une grimace n'est pas un refus

Le bébé qui fronce le nez devant le premier morceau de potiron (abóbora) découvre une saveur différente de celle du lait. Le [Guia Alimentar para Crianças Brasileiras Menores de 2 Anos](https://www.gov.br/saude/pt-br/composicao/saps/promocao-da-saude/guias-alimentares/publicacoes/guia_da_crianca_2019.pdf/view) (guide alimentaire pour les enfants brésiliens de moins de 2 ans) du ministère de la Santé indique que les grimaces ne signifient pas que l'enfant n'a pas aimé, et que certains enfants ont besoin de goûter un aliment plus de huit fois avant de l'accepter (p. 107). Si le refus persiste, la recommandation est d'attendre quelques jours et de changer la façon de préparer l'aliment : la carotte refusée en purée peut être acceptée en morceaux que le bébé attrape avec la main (p. 116). Pour celles et ceux qui débutent, le déroulé des premières semaines se trouve dans [les premiers aliments du bébé](https://nuecru.com.br/fr/blog/introduction-alimentaire-6-mois-comment-commencer).

### De 1 à 2 ans : moins de faim, plus d'opinions

La première année, l'enfant triple généralement son poids ; la deuxième, il prend entre 2,5 kg et 3 kg sur l'année entière, et il est naturel qu'il mange moins. Il marche aussi, parle, réclame et se laisse distraire par tout. Le guide du ministère souligne qu'à cet âge, l'enfant peut résister aux aliments nouveaux ou refuser certains aliments qu'il aimait, que cette situation n'est pas permanente et que l'acceptation s'améliore avec la répétition de l'offre et avec d'autres façons de préparer les aliments (p. 124).

### Après 2 ans : l'autonomie à table

À partir de 2 ans, l'enfant négocie. Le même guide rappelle que des enfants qui mangeaient de tout peuvent commencer à refuser les légumes à cet âge, et recommande de continuer à les mettre dans l'assiette au déjeuner et au dîner, sans pression, en laissant l'enfant choisir parmi les options du repas (p. 131).

### Quand la sélectivité alimentaire est plus qu'une phase

Parmi les difficultés alimentaires, le guide de la SBP décrit trois tableaux que l'on confond souvent avec la phase (p. 28 à 30). La **sélectivité légère**, celle des « mangeurs difficiles », qui mangent moins de variété que la moyenne malgré une exposition fréquente, mais qui grandissent et se développent bien. L'**ingestion hautement sélective**, un refus intense et persistant des aliments ayant un certain goût, une certaine texture, odeur ou apparence, souvent accompagné d'une sensibilité sensorielle dans d'autres domaines (l'enfant évite de toucher la pâte à modeler, le sable ou l'herbe), n'acceptant que la même couleur, la même marque ou la même préparation, et parfois pris de nausées quand on le force ; la SBP note que ce schéma est fréquent chez les enfants du spectre autistique. Et la **phobie alimentaire**, la peur de manger qui apparaît après un étouffement, des vomissements ou une alimentation douloureuse.

Dans les recherches en ligne, on croise aussi le sigle TARE (trouble alimentaire restrictif/évitant). C'est un diagnostic du manuel de psychiatrie [DSM-5](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26855577/) pour les personnes qui n'arrivent pas à couvrir leurs propres besoins en énergie ou en nutriments pour des raisons qui ne relèvent pas du désir de maigrir, avec des conséquences médicales ou psychologiques. Ce diagnostic est posé par l'équipe de santé, pas par la famille ni par internet.

## Observez la routine pendant une semaine avant de changer le menu

Le refus n'est presque jamais seulement dans l'assiette. Avant d'inventer de nouvelles recettes, notez pendant sept jours ce qui se passe autour des repas. C'est ce qu'un professionnel vous demandera en consultation, et la réponse apparaît souvent dans le carnet lui-même.

Notez, pour chaque jour :

- **L'heure de chaque repas et de chaque goûter.** Incluez le morceau de pain sur le chemin de l'école et le biscuit de la grand-mère.

- **Ce qui a été proposé et ce qui a été mangé**, en mesures domestiques : « trois cuillères de riz, rien de la viande ».

- **Tout ce que l'enfant a bu entre les repas** : lait, jus, biberon, eau. Pour les moins de 2 ans, notez aussi les tétées.

- **Où et avec qui il a mangé** : à table en famille, seul, sur les genoux, sur le canapé.

- **Si un écran était allumé** et combien de temps le repas a duré.

- **Sommeil et humeur** : a-t-il fait la sieste, est-il arrivé fatigué, faisait-il une poussée dentaire, venait-il d'être réprimandé.

- **Texture et forme de l'aliment refusé** : cuit, cru, écrasé, en morceaux, mélangé.

- **Intestin et plaintes** : douleur, constipation, vomissement, toux ou étouffement pendant le repas.

À la fin de la semaine, cherchez des schémas récurrents. Les plus courants sont simples à corriger :

- **Intervalle court entre le goûter et le déjeuner.** La SBP recommande de 4 à 6 repas et collations par jour, avec uniquement de l'eau entre les prises (Tableau 2, p. 34). L'enfant qui grignote à 10h30 arrive au déjeuner sans faim.

- **Lait ou jus près du repas.** Le guide du ministère observe que le jus bu près du repas rassasie l'enfant et réduit la consommation des autres aliments (p. 85). Pour les moins de 1 an, le jus n'est pas recommandé.

- **Le repas refusé remplacé par une collation.** Quand le déjeuner refusé devient un yaourt ou un biscuit une demi-heure plus tard, l'enfant apprend que refuser lui apporte autre chose. Le ministère recommande d'attendre un peu et, si l'enfant a faim, de lui proposer à nouveau une assiette avec le même plat, ou d'attendre le repas suivant (p. 198 et 200).

- **La fatigue.** Le dîner de 20h d'un enfant réveillé à 6h se termine souvent en pleurs, et le brocoli n'y est pour rien.

Apportez le carnet à la consultation, que ce soit chez le pédiatre ou chez la nutritionniste. Il fait gagner du temps et évite que la conversation ne dépende de la mémoire d'une semaine difficile.

## Ce qui aide à table

### Chacun son rôle

Le guide du ministère de la Santé résume le partage des rôles : les adultes choisissent les aliments adaptés, et l'enfant fait son choix parmi eux (p. 63). Concrètement, c'est vous qui décidez de ce qui arrive sur la table, à quelle heure et où l'on mange. L'enfant décide de la quantité qu'il mange parmi ce qui a été servi. Ce partage vous enlève le poids de devoir convaincre à chaque bouchée.

### Une routine qui ouvre l'appétit

Le Tableau 2 du guide de la SBP (Société brésilienne de pédiatrie) donne des repères valables pour tous les enfants (p. 34):

- des repas sans distraction, dans une atmosphère neutre et agréable ;

- une durée limitée, de 20 à 30 minutes ;

- de 4 à 6 repas et collations par jour, avec seulement de l'eau entre les prises ;

- une alimentation adaptée à l'âge ;

- les aliments nouveaux présentés de façon systématique, jusqu'à 8 à 15 fois ;

- l'encouragement à manger seul et la tolérance envers le désordre propre à cet âge.

### Le même aliment, d'autres préparations

Répéter ne veut pas dire servir la même chose de la même façon jusqu'à ce que l'enfant abandonne. Il s'agit de présenter à nouveau l'aliment sous des formes différentes. La carotte peut être cuite dans les haricots, rôtie en bâtonnets avec de la matière grasse, râpée crue avec de l'huile d'olive, en purée, dans une croquette. L'œuf peut être cuit dur, brouillé ou devenir une crêpe. Mettez une petite portion de l'aliment nouveau à côté d'un aliment que l'enfant accepte déjà, et ne faites aucun commentaire. Selon le guide du ministère, manger avec l'enfant, avec plaisir et en disant du bien de la nourriture, l'encourage (p. 96).

Pour les bébés, les préparations humides sont en général mieux acceptées : le guide suggère d'ajouter un peu du bouillon de cuisson des légumes, des haricots ou de la viande lorsque le repas est sec (p. 116). Un [bouillon d'os](https://nuecru.com.br/fr/blog/bouillon-d-os-recette-temps-de-cuisson-conservation) maison remplit très bien ce rôle, sans sel dans la portion du bébé.

### L'enfant en cuisine

Impliquer l'enfant dans le choix des aliments et la préparation des repas est une recommandation du guide du ministère lui-même (p. 63), et une habitude ancienne dans bien des foyers : choisir les fruits au marché, laver les légumes, déchirer les feuilles, remuer la pâte. Bien souvent, l'enfant qui a aidé à cuisiner goûte avec plus de curiosité. Laisser le menu de la semaine bien en vue, sur une feuille collée au réfrigérateur, évite aussi la surprise de plats qu'il a l'habitude de refuser.

### Le dessert n'est pas une récompense

Si le dessert devient la récompense pour « avoir tout mangé », le dîner n'est plus qu'un chemin vers le sucré. Le guide du ministère déconseille de récompenser l'enfant parce qu'il mange ce qu'il n'aime pas, car cela crée un lien de dépendance entre nourriture et récompense (p. 97). Restreindre avec rigidité n'aide pas non plus : dans une étude portant sur 192 filles suivies de 5 à 7 ans, la restriction d'accès aux aliments rapportée par les parents à 5 ans prédisait qu'elles mangent des en-cas sans avoir faim à 7 ans ( [Fisher et Birch, 2002](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12081839/) ).

Pour les enfants de plus de 2 ans, ce qui fonctionne dans bien des foyers est de faire descendre le dessert de son piédestal : une douceur faite maison arrive de temps en temps, pendant le repas ou après, sans négociation et sans drame. Avant 2 ans, la recommandation du ministère est de ne proposer ni sucre ni miel, et jamais de miel avant 1 an (p. 104).

## Ce qui aggrave souvent le refus

- **La pression pour manger.** Dans une expérience menée auprès d'enfants d'âge préscolaire, les enfants ont mangé davantage et fait beaucoup moins de commentaires négatifs lorsqu'ils n'étaient pas poussés à finir leur assiette ( [Galloway et collègues, 2006](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16626838/) ). La SBP décrit le cycle « pression pour manger, refus, plus de pression, plus de refus » (p. 32).

- **« Finir son assiette ».** Le ministère avertit que forcer l'enfant à tout manger nuit à sa capacité de réguler son appétit (p. 96).

- **Cacher l'aliment refusé.** Le guide déconseille de cacher des aliments dans l'assiette sous d'autres aliments (p. 97). Mélanger du foie à la sauce de la famille est un choix de cuisine ; s'en servir comme d'une ruse pour tromper l'enfant qui refuse mine souvent sa confiance. Montrez ce qu'il y a dans l'assiette.

- **Les écrans.** Avec un téléphone ou la télévision, l'enfant mange de façon automatique, sans prêter attention à l'aliment (p. 97).

- **Menaces et punitions.** Frapper, gronder ou interdire de quitter la table sont des pratiques que le guide demande d'éviter (p. 197).

- **Le menu de restaurant.** Préparer un plat différent pour chaque personne correspond au style que la SBP appelle permissif, associé à une alimentation plus pauvre (p. 32). Faites un seul repas, avec au moins un élément que l'enfant accepte.

## Quand consulter un professionnel

Les signes ci-dessous justifient une consultation chez le pédiatre, sans attendre que la phase passe :

- **perte de poids ou croissance qui stagne**, que l'on repère sur les courbes de la Caderneta da Criança (le carnet de santé brésilien de l'enfant); le guide du ministère de la Santé indique que, si la prise de poids n'est pas satisfaisante, il s'agit d'un signal d'alerte (p. 199);

- **étouffements, toux ou vomissements fréquents pendant les repas**, douleur à la déglutition ou haut-le-cœur quand certaines textures touchent la bouche ;

- **peur de manger après un épisode d'étouffement** ou après une maladie qui a rendu les repas douloureux ;

- **difficulté à passer des purées et des liquides aux aliments en morceaux**, qui se prolonge au-delà de ce qui est attendu pour l'âge ;

- **une liste d'aliments acceptés de plus en plus courte**, au point que des groupes entiers disparaissent de l'assiette ;

- **un refus qui dure plus d'un mois, avec des repas longs et stressants**, critères que la SBP (Société brésilienne de pédiatrie) utilise pour distinguer une véritable difficulté alimentaire d'une simple inquiétude des parents (p. 26);

- **apathie**, avec peu d'intérêt pour la nourriture et pour l'environnement à la fois.

Le pédiatre évalue la croissance, le développement et les causes cliniques possibles. La SBP recommande que les enfants présentant une difficulté alimentaire soient suivis conjointement par un nutritionniste et un psychologue, et que le dentiste, l'orthophoniste et le kinésithérapeute interviennent en cas de problème de mastication, de déglutition ou de coordination entre déglutition et respiration (p. 64). Si vous vous demandez s'il manque un nutriment, cette évaluation revient aussi au pédiatre et à la nutritionniste, avec des examens si nécessaire.

En l'absence de signal d'alerte, l'aide peut prendre une autre forme. Quand l'enfant grandit bien mais que le quotidien à la maison est difficile, un accompagnement nutritionnel individuel aide à construire les menus, les horaires et la façon de proposer les aliments. **Pour les bébés en début de diversification alimentaire et les enfants jusqu'à environ 2 ans**, la [consultation de diversification alimentaire](https://nuecru.com.br/fr/introduction/consultation) comprend une évaluation complète et un plan alimentaire personnalisé. **Pour les enfants plus grands et pour toute la famille**, la [consultation familiale Nu&Cru](https://nuecru.com.br/fr/consultation-familiale) aborde avec les mêmes nutritionnistes des thèmes comme le petit-déjeuner et les goûters, les repas en famille et les journées chargées. Aucune des deux ne remplace le pédiatre en présence d'un signal d'alerte.

## En cuisine : comment composer l'assiette d'un enfant qui accepte peu d'aliments

Choisissez un **aliment-ancre**, quelque chose que l'enfant mange sans résistance (riz, haricots, pomme de terre, œuf), et composez l'assiette autour de lui. À côté, une petite portion de l'aliment que vous voulez lui faire découvrir, sans commentaire. La nourriture est celle de la famille : la même casserole, avec la portion de l'enfant mise de côté avant le sel quand il est petit, comme nous l'expliquons dans [bébé à la table familiale](https://nuecru.com.br/fr/blog/repas-famille-bebe-sans-sel-diversification).

Si vous cuisinez pour un bébé et que vous vous découragez de jeter de la nourriture à chaque refus, portionner et congeler permet de proposer plusieurs fois le même aliment sans gaspillage. Le pas-à-pas sécurisé, avec les délais de conservation et la décongélation, se trouve dans [comment préparer et congeler les repas de bébé](https://nuecru.com.br/fr/blog/congeler-puree-bebe-duree-decongelation).

Le [Guia da Introdução Alimentar Ancestral](https://nuecru.com.br/fr/introduction/guide) (Guide de la diversification alimentaire ancestrale), écrit par Laura Valentim et Dalyla Peçanha et édité par Nu&Cru, présente la progression par étape, des menus, plus de 80 recettes et un chapitre sur l'organisation du quotidien. C'est un support à étudier chez soi ; il ne remplace pas un suivi.

## Commencez par le carnet

Commencez le carnet de sept jours dès aujourd'hui, au dîner. La semaine prochaine, vous saurez si le refus est lié à un horaire, à une boisson ou à la fatigue, ou s'il y a un signe qui demande de consulter le pédiatre. Si c'est le cas, apportez le carnet à la consultation. Sinon, et si les repas restent difficiles, le carnet est le point de départ de l'un des accompagnements décrits plus haut : c'est grâce à lui que la nutritionniste voit la routine de votre maison.

## Sources consultées

- Ministério da Saúde. [Guia Alimentar para Crianças Brasileiras Menores de 2 Anos](https://www.gov.br/saude/pt-br/composicao/saps/promocao-da-saude/guias-alimentares/publicacoes/guia_da_crianca_2019.pdf/view). Brasília, 2019.

- Sociedade Brasileira de Pediatria, Departamento Científico de Nutrologia. [Guia de Orientações: Dificuldades Alimentares](https://www.sbp.com.br/fileadmin/user_upload/23419b-Guia_de_Orientacoes-Dificuldades_Alimentares_SITE_P-P.pdf). São Paulo, 2022.

- Fisher JO, Birch LL. [Eating in the absence of hunger and overweight in girls from 5 to 7 y of age](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12081839/). Am J Clin Nutr, 2002.

- Galloway AT et al. ['Finish your soup': counterproductive effects of pressuring children to eat on intake and affect](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16626838/). Appetite, 2006.

- Norris ML, Spettigue WJ, Katzman DK. [Update on eating disorders: current perspectives on avoidant/restrictive food intake disorder in children and youth](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26855577/). Neuropsychiatr Dis Treat, 2016.

Une partie de ce texte s'inspire d'un article de Jen Allbritton publié par la Weston A. Price Foundation.

As informações têm caráter educativo e não substituem avaliação individual de profissional de saúde habilitado.

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